Si rompre les périodes prolongées de sédentarité s’inscrit désormais dans les recommandations de santé, les recherches continuent pour identifier les modalités de pauses les plus efficaces. Une revue systématique fait le point sur les connaissances à ce jour.
Cela fait partie des recommandations de santé les plus récentes : en plus de limiter le temps total passé assis, il est désormais aussi conseillé de rompre régulièrement la position assise afin de limiter les effets de la sédentarité, en améliorant certains paramètres métaboliques comme la glycémie et l’insulinémie. Une revue systématique a examiné les effets des ruptures de sédentarité selon leurs caractéristiques en termes de fréquence et de type d’activité entrepris au cours de ces pauses, afin d’identifier les modalités les plus efficaces dans différents profils de populations.
Les chercheurs ont retenu une cinquantaine d’études randomisées contrôlées, menées chez l’adulte et ayant testé les effets de pauses d’activité (10 minutes maximum) sur les réponses glycémiques et insulinémiques postprandiales. La qualité des études a été évaluée, et jugée bonne ou moyenne selon les études.
Les principales conclusions des chercheurs ?
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Une grande hétérogénéité d’effets était observée entre les études. Toutefois, à partir des 39 études retenues en méta-analyse, les ruptures de sédentarité produisaient globalement une réduction des réponses glycémiques et insulinémiques, de faible ampleur mais significative, par rapport à des périodes non interrompues de sédentarité.
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Le fait de marcher pour rompre la sédentarité constituait le type de pause le plus efficace, tandis que le simple fait de se lever apparaissait sans effet significatif. Bien que les exercices de résistance (ou renforcement musculaire) ressortent également sans effet ici, les chercheurs appellent à poursuivre les recherches car les études à leur sujet sont encore peu nombreuses. Or ils présentent un potentiel « pratique » intéressant – ne nécessitant pas de déplacement – et des éléments mécanistiques suggèrent de possibles effets favorables sur les réponses métaboliques (entrée du glucose dans les muscules sous l’effet des contractions musculaires).
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Le fait d’augmenter la fréquence des ruptures de sédentarité se traduisait par des effets de plus en plus marqués (les plus grands effets étant observés pour des pauses toutes les 15-20 minutes).
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De même, les effets allaient crescendo avec l’augmentation d’IMC, les personnes en surpoids tirant le plus de bénéfices des ruptures de sédentarité.
Ces éléments et les recherches à venir pourront permettre de préciser encore les modalités des ruptures de sédentarité dans les futures recommandations.
Source : Gale JT, Martin H, Haszard JJ, Peddie MC. The Acute Effects of Interrupting Prolonged Sitting With Regular Activity Breaks on Postprandial Glucose and Insulin in Adults: A Systematic Review and Meta-Analysis. Obes Rev. 2026 May 3:e70152. doi: 10.1111/obr.70152.