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Quels sont les comportements alimentaires des “Nutrinautes” belges ?

Le volet Belge de l’étude NutriNet-Santé a débuté en juin 2013. Les premiers résultats indiquent que les comportements alimentaires et l’état nutritionnel des Nutrinautes belges sont fortement influencés par le sexe, l’âge et le niveau-socio-économique.

L’étude NutriNet-Santé, lancée en France en 2009 par le Professeur Serge Hercberg, a pour but de collecter des informations concernant les comportements alimentaires de la population par l’intermédiaire d’internet afin d’évaluer les relations entre les déterminants des comportements alimentaires, l’alimentation et la santé.

Le volet Belge, débuté en juin 2013, porte sur 1170 sujets (volontaires de Belgique francophone) âgés de 18 à 60 ans et plus. Les premiers résultats concernant les données de consommation reflètent l’alimentation de 760 Nutrinautes dont une grande majorité de femmes (82%).

Globalement l’Indice de Masse Corporelle (IMC) des Nutrinautes belges est inférieur à celui de la population générale Belge (33,5% des individus en excès de poids contre 48% selon la dernière Enquête de Santé menée en 2013).

Les consommations alimentaires varient en fonction de l’âge et du sexe.

L’apport calorique journalier des femmes est en moyenne de 1760 kcal contre 2167 kcal/j pour les hommes. Près de la moitié des Nutrinautes (45%) atteignent les recommandations du Programme National Nutrition Santé de “5 portions de fruits et légumes par jour”. La consommation totale de fruits et de légumes est équivalente chez les femmes et les hommes (en moyenne environ 175 g/j pour les fruits et 228 g/j pour les légumes). Chez les plus jeunes (18-30 ans) se sont entre 65 et 72% des individus qui n’en consomment pas assez. Par ailleurs, la consommation de fibres alimentaires est nettement inférieure aux recommandations, seuls 29% des hommes et 22% des femmes atteignent le seuil recommandé de 25g/j de fibres alimentaires. Là encore, les plus jeunes sont ceux qui en consomment le moins. La consommation de viandes, charcuterie et abats est plus élevée chez les hommes que chez les femmes (avec une consommation la plus élevée entre 31 et 60 ans chez les hommes). Les sujets âgés consomment quant à eux plus de pommes de terre, poissons et fruits de mer.

Le niveau de revenus des individus impacte également la qualité de l’alimentation.

La consommation de fruits, légumes et fibres alimentaires est plus élevée parmi les plus hauts revenus. Les femmes ayant de faibles revenus consomment moins de poisson et fruits de mer, mais également moins de produits laitiers (74% des femmes aux revenus les plus faibles sont en dessous des recommandations de consommation de 2,5 à 3,5 produits laitiers/j). Les hommes ayant de faibles revenus consomment quant à eux moins de viande (95 g/j contre 107 g/j chez les plus hauts revenus). Concernant les féculents, le pain et les pommes de terre sont également moins consommés par les hommes aux revenus les plus faibles par rapport à ceux ayant les revenus les plus élevés.

En conclusion, les comportements alimentaires de la population belge étudiée, sont nettement influencés par le sexe, l’âge et le statut socio-économique : les plus jeunes et les personnes à faible revenu ont un comportement alimentaire globalement moins favorable sur le plan nutritionnel et la santé (moins de fruits et légumes, fibres alimentaires et poisson notamment).

Les effectifs Belges de NutriNet Santé sont encore trop faibles pour permettre une analyse plus fine. Pour faire avancer la recherche, les coordinateurs scientifiques de l’étude NutriNet-Santé lance un nouvel appel à volontaires en Belgique. Plus d’informations sur le site belge : www.etude-nutrinet-sante.be

Source : Communiqué de presse – Premiers résultats de l’étude NutriNet Santé en Belgique : Le niveau des revenus, principal déterminant de l’équilibre alimentaire – mai 2015

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